Rexy, Running out of time, 1981 (réédition 2016)

blogger-image-1956825358À l’occasion de la réédition de l’album de Rexy, le sublime Running out of time par le label Lucky Number, je ressors cette chronique publiée dans le magazine Double n°28 en octobre 2014, et co-signée avec Max Oedipe Purple.

Qui est cette brunette au look très eighties, la moue enfantine, le regard rêveur, les cheveux en bataille, portant le petit blouson et le short en jean brut, un bandana noué autour du cou ? Son nom est Rexy (aka Rex Nayman), étudiante en Beaux-Arts à Londres au Central Saint-Martin’s college. À peine 19 ans, et déjà un album au son élégiaque Running out of time, sorti en 1981.

On avait découvert Rexy à une autre époque, quand Napster et Soulseek faisaient la joie de nos disques-durs encore vierges. On reviendra un jour sur cette période de boulimie, vers la fin des 90’s, quand on se goinfrait de manière encyclopédique sur le web. En bon maniaque du disque outsider, ce Running out of time vous prend par les sentiments dès les premières mesures. Entre euphorie pop et mélodies chewing-gum, les compos de Rexy ne ressemblent à rien. L’accent cockney de la chanteuse y est pour beaucoup, entre spoken-word malicieux et détachement arty. Second-couteaux sublimes, les trois membres de Rexy sont touchés par la grâce harmonique sur cet unique album : le post-punk part en  vadrouille chez Stevie Wonder pour faire vite. Unique et addictif.

Version anglaise :

Who is that eighties looking brunette baring a childish pout, a dreamy gaze, and messy hair? She sports a small jacket and raw denim shorts, with a bandana tied around her neck. Her name is Rexy (aka Rex Nayman)
a Fine Arts student
at London’s Central 
Saint Martins. She
was only nineteen
 when her elegiac
 sounding album
 Running out of time
 was released, in 1981.

Rexy_-_Running_out_of_time_front_smTimes were different 
when Rexy was
 discovered. Back
then, Napster and Soulseek were the joy of our blank hard-drives. 
Someday we’ll return to this bulimic period, the end of the 90’s, when we roamed the web with encyclopedic greed. The true fanatics of the outsider disk will find themselves charmed from Running out of time’s first measures. Hovering between pop euphoria and chewing-gum melodies, Rexy’s compositions remain one of a kind. A mischievous spoken-word and arty detachment 
in which her cockney accent plays an essential part. With sublime accomplices, Rexy’s three members are touched by harmonic grace on this unique album: to sum it up, post-punk rambles with Stevie Wonder. Unique, and addictive.

 

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